L'heure du bilan statistique de la recherche d'emploi

Maintenant que la recherche a porté ses fruits, si l'on peut dire, il est temps de faire un premier bilan statistique des démarches. J'irai donc plus loin que dans le tout premier posté fin décembre proposé sur ce même blog.



Pour illustrer de belles et riches données, quoi de mieux que de magnifiques graphiques et autres courbes, histogrammes, camemberts?... Et leur interprétation. Pour les plus nostalgiques des psychologues démunis, ces illustrations rappellent bien souvent les heureuses séances de statistiques du parcours de licence. Qu'à cela ne tienne.



Alors, dans un premier temps, vous excuserez la forme. Je crois malheureusement qu'excel n'est pas fait pour être exporté, même au format .png.
Sur les 110 candidatures envoyées, la répartition n'est pas identique, assurément. De là à extrapoler qu'elle décrit la Loi normale, il n'y a qu'un pas. Pourtant, cette distribution ne pourrait être l'expression d'une densité de probabilité aléatoire, à l'instar de la taille des humains ou d'autres mensurations intellectuelles bien connues.
La véritable recherche se situe entre septembre et janvier, soit 5 mois, concentrant presque 90 candidatures. Un pic est atteint en novembre, probablement en raison de la météo... 39 candidatures, c'est plus d'une par jour... Forcément, les candidatures spontanées ont eu la part belle... Et puis au bout d'un moment, soit on trouve, soit les structures finissent inévitablement par manquer, sauf si l'éloignement géographique n'a plus de limite. En novembre, il en avait encore.
Les premiers mois, c'est le temps de l'illusion. On s'imagine trouver rapidement (ce qui n'est pas impossible). En septembre, j'avais déjà été reçu deux fois en entretien. Quand l'illusion retombe, c'est l'affolement qui prend le dessus.
Les derniers mois, la recrudescence des entretiens fait espérer... Alors, on arrête d'inonder, on se recentre, on vise au plus juste... Jusqu'au dénouement (heureux).



Globalement, les établissements répondent autant qu'ils s'en abstiennent. Et sauf en juin puis en septembre, c'est plutôt la réponse qui l'emporte. Les délais sont parfois importants mais la plupart du temps, la réponse intervient dans le mois qui suit. Pour certaines institutions, en particulier les hôpitaux, la réponse est d'abord automatique (dans l'optique d'une candidature en ligne). Dans ces cas, je n'ai pas considéré qu'il s'agît d'une réponse.
Parfois, il leur faut deux ou trois mois... Notons que lorsque la candidature est spontanée, le taux de retour baisse.
Pour ce qui est des entretiens, j'aurai été convoqué à 9 reprises (sans compter les doubles convocations).  Et j'ai dû quitter ma région à 3 occasions. 



La conformation de l'illustration donne la fausse impression qu'il y aurait 3 fois plus de candidatures spontanées... J'ai bien fait de ne pas continuer les statistiques.
On est ici sur du 60/50. Les mois difficiles (novembre, décembre), j'ai eu massivement recours aux bouteilles à la mer. Ces deux derniers mois de l'année sont décidément les plus difficiles à bien des égards.



Sans doute le plus fastidieux à réaliser... Dans la catégorie "associations accueillant des mineurs", j'ai regroupé beaucoup de choses, ce qui explique l'aspect disproportionné. Ceci étant, j'ai tout de même favorisé ces structures par intérêt professionnel. Elle regroupe donc : les ITEP, les IME, les SESSAD, les Maisons Des Adolescents, les Points Accueils Ecoute Jeunes, les Maisons d'Enfants et autres associations en tout genre.
Pour le reste, j'ai diversifié assez largement, en gardent une attirance particulière pour la psychiatrie dans son ensemble, élargie à l'addictologie.



Pour terminer, voici un autre histogramme qui présente les lieux visés, et l'éloignement requis ou envisagé pour exercer son métier. A 11 reprises, j'ai ainsi fait le pari qu'il faudrait peut-être en passer par un déménagement. Ce que la politique de l'emploi nomme de façon euphémique la "mobilité".
Je peux tout de même avouer aujourd'hui que je suis bien satisfait de ne pas avoir véritablement à me déplacer.

J'espère que cette expérience profitera à tous les psychologues, démunis en particulier. Et même si j'ai désormais "trouvé", l'aventure ne prend pas fin, bien au contraire. 
Restons mobilisables et mobilisés, forçons les coïncidences, profitons de toutes les opportunités et continuons de faire vivre notre profession. Celle-ci a ses difficultés mais surtout ses grands moments de rencontre humaine, avec sa complexité.

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